Journal : Le Patriote (Côte d’Ivoire) Publié le lundi 15 avril 2013

ART ET CULTURE

6ème édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo – Deux nuits folles … au village !

 

Vendredi et samedi soirs, c’était la fête au village. Podium titanesque, décibels ahurissants, pluie de stars, plusieurs centaines de milliers de festivaliers…bref tout était réuni pour qu’Anoumabo passe deux nuits de folie. Et le village n’a pas dormi, alors-là pas du tout. Pour cette 6ème édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo, cette bourgade cosmopolitique, située à Marcory, a donc vibré, le temps de deux soirées musicales riches en sons et lumières, avec des valeurs sûres de la musique en Afrique et sa diaspora. C’est d’abord le groupe Sotheca qui a ouvert le bal des spectacles, vendredi nuit avec une balade rythmique au coeur du terroir ivoirien. Très en verve, Hippolyte Anoh, lead-vocal, et sa formation ont gratifié le public de chants et danses, qui puisent leur essence dans la Côte d’Ivoire profonde. Puis, Charly Yapo, ex-bassiste de Tangara Speed Ghoda, qui vit au Canada, a pris le relais, avant que ne suivent, tour à tour, les Marabouts d’Afrik, Oumou Sangaré, Alif Naaba, Bébi Philip et le groupe zouglou Les Patrons.
Si, pour cette première nuit du Femua 6, ces artistes ont tous essayé de donner le meilleur d’eux-mêmes, force est de reconnaître que deux d’entre eux ont crevé l’écran. Il s’agit de la diva malienne Oumou Sangaré, et du prince aux pieds nus, Alif Naaba, venu du Burkina Faso. Le port altier, présence imposante et orchestration mélodieuse, la cantatrice mandingue a enivré le public avec sa voix tantôt suave, tantôt perçante, et surtout la profondeur de ses textes, qui exaltent l’amour et promeuvent l’émancipation des femmes. Passant notamment en revue, ses grands succès comme «Bi Furu», «Kô sira», «Diarabi Nene» ou encore «Séya», très attendu par les spectateurs.

 

Impressionnant de maturité, Alif Naaba a, lui, égayé avec une aisance déconcertante le public, prouvant qu’il avait l’habitude non seulement du live mais surtout des grands festivals. Alif Naaba, c’est incontestablement l’une des belles satisfactions de ce Femua 6.

Source: abidjan.net

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Surnommé le Prince aux pieds nus, Alif Naaba est issu d’une famille nombreuse : il est descendant de Naaba Konkiss, du village de Konkistenga (Koudougou, Nord-ouest du Burkina Faso).

Élevé par une mère chansonnière traditionnelle, Alif est bercé dès sa tendre enfance par les chants de celle-ci. Sa musique vient de cette intimité, cette complicité et ce secret entre une mère et son fils.

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